Audit énergétique

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Pour un gestionnaire technique, un patrimoine tertiaire représente à la fois un poste de charges important et une exposition réglementaire croissante.

L’audit énergétique donne une vision précise des consommations réelles, des postes qui pèsent le plus (chauffage, climatisation, ventilation, éclairage, process), et des actions les plus rentables à engager en priorité.

C’est un outil de pilotage qui vous permet de :
– objectiver les arbitrages budgétaires,
– construire une trajectoire crédible vis-à-vis des obligations réglementaires,
– et mobiliser les bons financements (notamment l’usage des Certificats d’Économies d’Énergie) plutôt que d’agir poste par poste sans vision d’ensemble.

Deux cadres réglementaires distincts concernent le secteur tertiaire.
Le premier, l’audit énergétique réglementaire, s’impose au niveau de l’entreprise. Le second, le Décret Tertiaire, s’impose au niveau du bâtiment.

L’audit énergétique réglementaire (entreprises)
– Réservé aux grandes entreprises : plus de 250 salariés, ou chiffre d’affaires supérieur à 50 M€ et bilan supérieur à 43 M€
– Depuis 2025-2026, un nouveau critère s’ajoute : toute entreprise dont la consommation moyenne dépasse 2,7 GWh/an sur 3 ans doit réaliser un audit avant le 11 octobre 2026, quelle que soit sa taille

N’ayant pas les qualifications nécessaires, l’audit énergétique réglementaire (grandes entreprises) est Hors Scope chez Danaus Energie. 

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Le Décret Tertiaire (bâtiments)
– Issu de la loi ELAN de 2018, applicable aux locaux tertiaires de plus de 1 000 m²
– Obligation de résultat : réduction des consommations de 40 % en 2030, 50 % en 2040, 60 % en 2050 par rapport à une année de référence
Déclaration annuelle obligatoire sur la plateforme OPERAT, à la charge du propriétaire comme du locataire

Qualification Audit Energétique Réglementaire (RGE) en cours de traitement

L’audit s’appuie sur la norme NF EN 16247, cadre méthodologique régissant les audits énergétiques réglementaires. Les bâtiments tertiaires, du fait de la diversité de leurs usages, systèmes et plages d’occupation, nécessitent une analyse plus fine qu’un simple calcul forfaitaire (priorisé pour les bâtiments résidentiels), avec fréquemment recours à une modélisation dynamique plutôt qu’à une méthode statique simplifiée comme la méthode 3CL.

Les différentes étapes de l’audit sont :
État des lieux du patrimoine et du périmètre couvert 
Collecte des factures, des données d’exploitation et des relevés de comptage
Visite technique et hiérarchisation des postes de consommation par bâtiment ou par site
Modélisation énergétique, le cas échéant par simulation thermique dynamique pour les bâtiments complexes
Identification et chiffrage des gisements d’économies, hiérarchisés par rentabilité
Présentation du rapport aux équipes concernées 

Le principal levier de financement est le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), complété par quelques aides ciblées pour la réalisation de l’audit lui-même.

Pour les travaux, via les CEE :
Fiches BAT-TH : équipements de chauffage, climatisation et production d’eau chaude (pompes à chaleur, raccordement à un réseau de chaleur)
Fiches BAT-EN : isolation de l’enveloppe (toiture, murs)
Fiche BAT-TH-116 (GTB) : gestion technique du bâtiment, avec bonification Coup de Pouce

Ces dispositifs évoluent rapidement avec l’entrée en vigueur de la 6ème période des CEE (2026-2030) : un audit à jour permet d’identifier précisément les opérations éligibles avant d’engager les travaux.

NB : Une fiche CEE dédiée à la rénovation globale tertiaire serait attendue en 2026, pour valoriser les bouquets de travaux combinés. Attention, cette fiche n’est pas confirmée, sans horizon de validation à ce jour.

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